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Les mystères de la Joconde de Léonard de Vinci enfin dévoilés par la science

1 septembre 2026 20 min de lecture Mis a jour 12 septembre 2026
Cet article a été généré par intelligence artificielle et publié sans révision humaine approfondie.

Vous observez le sourire de la Joconde, puis le paysage derrière elle, et les mêmes énigmes reviennent depuis des décennies. La science ne tranche pas tout, mais elle permet désormais de regarder la peinture de Léonard de Vinci avec des données matérielles, loin des récits faciles. Une étude publiée le 11 octobre 2023 apporte notamment un élément concret sur la préparation employée sous les couches visibles du portrait.

Les points qui suivent distinguent ce que l’analyse scientifique établit, ce qu’elle rend plausible et ce qui demeure ouvert dans l’histoire de l’art.

  • Une particule de plombonacrite a été identifiée dans un micro-échantillon prélevé sur la Joconde.
  • Cette découverte indique l’emploi probable d’une huile mêlée à de l’oxyde de plomb dans la couche préparatoire.
  • La recette semble liée aux recherches de Léonard de Vinci sur le séchage et la souplesse de la peinture.
  • Le résultat rapproche matériellement la Joconde de certaines expérimentations réalisées pour La Cène à Milan.
  • Le sourire, l’identité du modèle et le paysage restent des sujets d’interprétation, non des problèmes entièrement résolus par la chimie.

Comment la science a révélé un secret matériel de la Joconde

La découverte ne provient ni d’une radiographie spectaculaire prise devant le public, ni d’un démontage du portrait conservé au musée du Louvre. Elle repose sur un fragment minuscule, prélevé en 2007 par le Centre de recherche et de restauration des musées de France dans une zone dissimulée par le cadre. Ce prélèvement, de taille microscopique, permet d’étudier la matière sans modifier l’apparence de la peinture.

Le 11 octobre 2023, une équipe associant le CNRS, le C2RMF, le musée du Louvre, le ministère de la Culture et l’European Synchrotron Radiation Facility de Grenoble a publié ses résultats dans le Journal of the American Chemical Society. L’étude ne prétend pas dévoiler une image cachée sous le portrait. Elle identifie un composé rare dans la sous-couche, la plombonacrite, et fournit ainsi un indice direct sur la manière dont Léonard de Vinci préparait son support.

La plombonacrite est un minéral à base de plomb. Sa présence suggère l’utilisation d’oxyde de plomb dans un mélange huileux à forte alcalinité. Les chercheurs ne retrouvent pas ici le simple emploi habituel de blanc de plomb dans une couche picturale. Ils observent la trace d’une préparation plus singulière, conçue pour modifier le comportement de l’huile avant l’application des couches colorées.

Cette précision compte parce que la Joconde est peinte sur un panneau de peuplier, et non sur toile. Le format est modeste, environ 77 cm de haut sur 53 cm de large, mais la surface demande une préparation régulière. Un bois mal isolé peut absorber le liant, bouger avec l’humidité ou marquer la couche colorée. Une sous-couche plus épaisse et plus souple répondait donc à une contrainte très concrète d’atelier.

Le synchrotron de Grenoble a joué un rôle déterminant. Cet équipement produit des faisceaux de rayons X extrêmement intenses, capables de cartographier la composition d’un prélèvement à une échelle que l’observation à la loupe ne permet pas. L’analyse a suivi la signature chimique du plomb dans la stratigraphie de l’échantillon, c’est-à-dire la succession des couches déposées par l’artiste.

La force de cette méthode tient à sa prudence. La science ne transforme pas un grain prélevé sur un bord caché en certitude absolue sur chaque geste exécuté entre 1503 et 1519. Elle établit toutefois qu’un matériau rare est présent dans la préparation du panneau. Cette donnée est vérifiable, documentée et beaucoup plus solide qu’une hypothèse fondée sur le seul effet visuel du tableau.

Le portrait appartient aux collections nationales françaises depuis son acquisition par François Ier, vraisemblablement vers 1518 ou 1519. Il n’est pas proposé à la vente, et aucune cote n’existe pour cette œuvre. Pour voir l’original au Louvre, le tarif de la billetterie en ligne relevé en janvier 2026 est de 22 € pour les visiteurs relevant de l’Espace économique européen, avec des conditions distinctes pour certains publics hors EEE. Ce prix donne accès au musée, non à une visite garantie en face-à-face prolongée avec la peinture, souvent entourée de visiteurs.

Il faut donc séparer deux réalités. Le public regarde une image devenue universelle, protégée derrière une vitre et installée dans la salle des États. Les laboratoires, eux, observent des fragments qui racontent l’histoire physique de l’objet. Cette différence de focale explique pourquoi les mystères de la Joconde progressent aujourd’hui par petites découvertes matérielles plutôt que par révélation soudaine.

Illustration éditoriale du sujet : Les mystères de la Joconde de Léonard de Vinci enfin dévoilés par la science
Illustration générée par intelligence artificielle.

Pourquoi la plombonacrite éclaire la technique de peinture de Léonard de Vinci

La plombonacrite n’est pas un pigment décoratif que Léonard de Vinci aurait utilisé pour modifier la couleur du visage. Elle apparaît dans la préparation, sous les couches qui forment le portrait. Son intérêt vient de ce qu’elle signale sur la recette employée avant même le travail des glacis et des modelés.

Les chercheurs relient ce composé à l’usage d’oxyde de plomb, aussi appelé litharge dans les textes anciens. Mélangé à l’huile, cet oxyde peut accélérer le séchage du liant. Il peut aussi rendre la pâte plus maniable et favoriser une application plus régulière. Dans un atelier du début du XVIe siècle, où les peintures à l’huile sèchent lentement et où les supports présentent des irrégularités, le bénéfice pratique est considérable.

La sous-couche ne se voit plus directement, mais elle organise tout ce qui vient après elle. Elle isole le bois, unifie la surface et offre une base aux films colorés très minces. Dans le cas de la Joconde, cette préparation a pu aider Léonard de Vinci à obtenir une transition douce entre les ombres, les carnations et les contours du visage, sans que l’on puisse attribuer le sfumato à cet unique facteur chimique.

Le sfumato désigne cet effacement progressif des limites, visible autour des yeux, des lèvres et du menton. Il ne s’agit pas d’un flou obtenu en une seule couche. L’artiste superpose des passages translucides, parfois très peu chargés en pigments, puis les modifie au fil du temps. Les analyses menées sur l’œuvre montrent une construction lente, compatible avec une méthode de travail attentive à la stabilité de chaque couche.

La découverte doit également être replacée dans le parcours de Victor Gonzalez. Ses recherches sur la céruse, autrement dit le blanc de plomb, l’avaient conduit à détecter de la plombonacrite dans certaines peintures de Rembrandt étudiées au Rijksmuseum d’Amsterdam. L’équipe a ensuite recherché ce même marqueur dans les micro-prélèvements conservés pour plusieurs tableaux du Louvre.

La plombonacrite n’a pas été identifiée dans tous les tableaux de Léonard de Vinci conservés au Louvre. Les analyses citées ne la signalent pas dans Saint Jean-Baptiste, Sainte Anne, La Vierge aux rochers, La Belle Ferronnière ou La Vierge, l’Enfant Jésus et sainte Anne. Cette absence relative interdit de présenter le procédé comme une recette constante. Elle montre plutôt un peintre qui teste, adapte et abandonne parfois ses propres solutions.

Le cas de La Cène renforce cette lecture. Réalisée entre 1495 et 1498 sur le mur du réfectoire de Santa Maria delle Grazie à Milan, cette peinture monumentale mesure environ 460 cm sur 880 cm. La plombonacrite y a également été repérée. Léonard aurait donc pu expérimenter une huile siccative adaptée à une surface murale, puis reprendre certains principes dans un panneau de dimensions bien plus réduites.

Ce rapprochement ne signifie pas que la Joconde est une miniature de La Cène. Les supports, les dimensions et les contraintes de conservation n’ont rien de comparable. Il signale une continuité intellectuelle, celle d’un artiste qui traite la matière comme un problème à résoudre, au même titre que l’optique, la perspective ou l’anatomie.

Une visite de la salle des États ne remplace pas la lecture du dossier scientifique, mais elle permet de comprendre la fragilité de l’objet. Le billet du Louvre affiché à 22 € en janvier 2026 reste un repère plus fiable qu’un tarif relayé sur une plateforme non officielle, les conditions d’accès évoluant régulièrement. La peinture est exposée dans un environnement stabilisé parce que son panneau de peuplier, ses vernis et ses couches anciennes demandent une surveillance continue.

La chimie ne retire donc rien à l’art du portrait. Elle donne au contraire une consistance aux choix de l’artiste. Derrière le sourire célèbre, il y a aussi une suite de matières, de temps de séchage et de décisions techniques dont la plombonacrite vient de rendre une part visible.

Ce que l’analyse scientifique distingue parmi les énigmes de la Joconde

Les mystères de la Joconde sont souvent présentés comme un bloc unique. Cette manière de raconter le tableau mélange des questions très différentes. L’identité du modèle, la chronologie de l’exécution, le paysage, le sourire et les matériaux ne relèvent pas des mêmes sources ni des mêmes méthodes de preuve.

L’analyse de la plombonacrite répond à une question matérielle. Elle documente la préparation utilisée sous la peinture visible. Elle ne permet pas de décider à elle seule qui est la femme représentée. La majorité des historiens de l’art retient l’identification à Lisa Gherardini, épouse du marchand florentin Francesco del Giocondo, notamment à partir du témoignage de Giorgio Vasari et de documents liés à la famille florentine.

Le nom de Mona Lisa vient de cette identification. « Mona » est une forme abrégée de « madonna », une formule de respect dans l’italien de l’époque. La désignation française « Joconde » renvoie au nom Giocondo. Cette chaîne historique est cohérente, mais elle ne repose pas sur une inscription visible au revers du panneau qui refermerait définitivement le débat.

Le sourire relève d’un autre domaine. Il dépend de l’orientation du regard, de la vision périphérique et de la manière dont les zones d’ombre entourent la bouche. Des travaux de perception visuelle ont montré que l’expression paraît varier selon la zone que l’on fixe. Ce phénomène n’implique ni code secret ni mécanisme caché. Il résulte de la construction picturale et du fonctionnement de la vision humaine.

Le paysage demeure une des énigmes les plus fécondes. À gauche et à droite du personnage, les routes, reliefs et cours d’eau ne s’assemblent pas dans une géographie immédiatement identifiable. Certains chercheurs ont proposé des lieux de Toscane ou de Lombardie. D’autres y voient une composition élaborée à partir d’observations diverses. Aucune analyse chimique de la sous-couche ne suffit à départager ces hypothèses.

Le pont visible dans le lointain a notamment nourri de nombreuses identifications. Depuis les années 2020, plusieurs études ont associé certains détails à des ponts et paysages de la région de Lecco, près du lac de Côme. Ces propositions sont intéressantes lorsqu’elles confrontent topographie, archives et dessins de Léonard. Elles deviennent fragiles lorsqu’un seul détail est présenté comme une preuve définitive.

Le tableau suivant permet de classer les principales questions selon la nature des éléments disponibles. Il évite de placer au même niveau un résultat de laboratoire et une interprétation historique.

Énigme étudiée Élément disponible Degré de précision Source ou méthode
Préparation du panneau Présence de plombonacrite Établie sur le micro-échantillon analysé CNRS, C2RMF, ESRF, étude de 2023
Identité du modèle Hypothèse Lisa Gherardini Très largement retenue, sans inscription autographe Archives et sources historiques
Sourire Effets de sfumato et perception visuelle Compatible avec l’observation de l’œuvre Analyse picturale et études de vision
Paysage Correspondances topographiques proposées Débat toujours ouvert Comparaisons géographiques et historiques

La question d’un portrait antérieur sous la Joconde demande la même réserve. Les techniques d’imagerie, notamment la réflectographie infrarouge et la fluorescence des rayons X, révèlent des repentirs et des ajustements. Elles témoignent d’un processus de création vivant. Elles ne justifient pas l’affirmation selon laquelle une autre femme entièrement achevée serait cachée sous la peinture actuelle.

Un tel discernement est utile lorsque vous regardez les vidéos virales consacrées à Léonard de Vinci. Les images de laboratoire y deviennent vite un récit d’énigmes sensationnelles. Préférez les contenus qui citent le C2RMF, le Louvre, le CNRS ou une publication académique identifiable. La même prudence s’applique aux annonces culturelles plus contemporaines, comme cette actualité consacrée à une exposition de peinture américaine au musée d’Orsay, dont les dates et les institutions doivent toujours être vérifiées avant le déplacement.

Dans le cas de la Joconde, l’analyse fournit un fait net sur la matière. Le reste demande de respecter la différence entre une preuve physique, une hypothèse d’historien et une interprétation sensible face au portrait.

Pourquoi Léonard de Vinci expérimentait les matériaux avant de peindre

Léonard de Vinci n’était pas chimiste au sens moderne du terme. Les disciplines scientifiques actuelles, leurs appareils et leurs protocoles n’existaient pas dans l’Italie de la Renaissance. Il manipulait toutefois des huiles, des pigments, des résines, des métaux et des vernis avec une curiosité méthodique, nourrie par l’observation et l’essai.

Ses carnets montrent un esprit attentif aux phénomènes de transformation. Il observe l’eau, la fumée, les roches, le corps humain et les effets de la lumière. Cette habitude d’enquête se prolonge naturellement dans l’atelier. Une peinture ne se réduit pas à une image, elle dépend de la manière dont les matériaux se mêlent, sèchent, vieillissent ou adhèrent au support.

Les chercheurs ont retrouvé dans un manuscrit de Léonard une mention de litharge sous la forme « letargirio di piombo ». Le passage ne concerne pas une recette de peinture. Il évoque un traitement pour la peau et les cheveux. Cette notation confirme néanmoins que l’oxyde de plomb appartenait au répertoire de substances connues de l’artiste.

Le passage entre connaissance d’un matériau et utilisation dans une œuvre doit être formulé avec mesure. La plombonacrite analysée dans la Joconde apporte la pièce manquante sur le plan matériel. Elle suggère que Léonard a intégré cette substance à une préparation huileuse. Elle ne permet pas de reconstituer au gramme près sa recette ni d’affirmer combien de temps chaque couche a séché.

La pratique de la peinture à l’huile est alors en pleine évolution. Les artistes italiens observent les résultats obtenus au nord des Alpes et développent leurs propres méthodes. Les liants peuvent être modifiés par chauffage ou par ajout d’agents siccatifs. Les pigments sont broyés, mélangés, parfois superposés selon leur transparence et leur comportement dans le temps.

Le blanc de plomb a une place particulière dans cette histoire. Utilisé depuis l’Antiquité, il sert à éclaircir les carnations et les drapés, mais il intervient aussi dans les préparations. Son usage comporte aujourd’hui des risques toxiques strictement encadrés. Les analyses de musée se font dans des laboratoires équipés, sur des quantités infimes et avec des protocoles qui ne sont pas transposables à un atelier domestique.

Si vous achetez une peinture contemporaine inspirée des techniques anciennes, ne vous fiez donc pas à une formule commerciale évoquant « les recettes de Léonard ». Demandez plutôt la nature exacte du support, les dimensions, le médium et la date de réalisation. Une œuvre sur panneau de tilleul ou de peuplier de 40 cm sur 50 cm, peinte à l’huile, ne se conserve pas comme une impression jet d’encre contrecollée sur aluminium.

Les prix constatés en janvier 2026 pour une consultation de conservation préventive auprès d’un restaurateur diplômé varient généralement entre 80 € et 180 € pour un examen visuel simple, selon la région et le format. Ce n’est pas une expertise d’authenticité. Pour une attribution, une datation contestée ou un certificat engageant la vente, adressez-vous à un expert agréé ou à un commissaire-priseur. La fiscalité de l’art et les successions ne relèvent pas non plus d’une analyse de conservation.

Cette séparation protège l’acheteur comme l’objet. Une facture, une provenance et un état de conservation décrivent une œuvre réelle. Un récit sur une prétendue formule secrète ne remplace jamais ces documents. Les mystères de Léonard de Vinci sont passionnants parce qu’ils reposent souvent sur des matériaux précis, non parce qu’ils dispensent de vérifier les faits.

Les statues et les portraits publics font d’ailleurs l’objet d’une attention comparable lorsque leur matériau ou leur emplacement pose question. La présentation du buste de Jim Morrison à Paris rappelle que la réception d’une œuvre dépend aussi de son statut, de sa commande et de son contexte d’exposition, pas de sa seule apparence sur une photographie.

Comment regarder la Joconde au Louvre après cette découverte scientifique

La découverte de la plombonacrite modifie la manière d’aborder la Joconde sans imposer un nouveau jugement esthétique. Face au tableau, le visiteur peut désormais imaginer une première couche conçue pour stabiliser le bois et rendre le travail de l’huile plus souple. Cette connaissance donne une profondeur matérielle à une œuvre souvent réduite à son sourire.

La salle des États, dans l’aile Denon du Louvre, accueille le portrait dans un dispositif de protection adapté à sa vulnérabilité. Le panneau de peuplier est fin, ancien et sensible aux variations climatiques. La vitre, la distance et le flux du public ne sont pas des obstacles arbitraires. Ils répondent à la conservation d’une peinture dont les couches, les vernis et le support ont traversé plus de cinq siècles.

Prévoyez une visite en ayant conscience de cette configuration. Le tableau ne se découvre pas comme une toile accrochée dans une galerie où vous pouvez vous approcher de quelques dizaines de centimètres. Les détails de surface, les craquelures et les modulations les plus fines se lisent mieux dans les reproductions scientifiques à haute définition, puis prennent un autre sens devant l’original.

Le billet d’entrée du Louvre relevé sur la billetterie officielle en janvier 2026 est fixé à 22 € pour les visiteurs de l’Espace économique européen. Les créneaux horaires sont recommandés pour réguler l’affluence. La gratuité demeure possible pour certains publics selon l’âge, la nationalité ou les conditions annoncées par le musée, mais elle doit être contrôlée sur le site du Louvre avant la visite.

Le parcours gagne à inclure d’autres peintures de Léonard de Vinci. La Vierge aux rochers, Saint Jean-Baptiste et Sainte Anne permettent d’observer des solutions différentes de composition, de paysage et de modelé. Leur confrontation rappelle que la Joconde n’est pas une apparition isolée dans l’histoire de l’art, mais l’un des résultats d’une recherche longue sur la lumière et la matière.

La science aide aussi à défaire un malentendu fréquent. Un tableau de musée n’est pas figé parce qu’il est ancien. Il continue d’être étudié avec des appareils nouveaux, à partir d’archives déjà connues ou de prélèvements réalisés des années auparavant. Le fragment de 2007 n’a livré son information sur la plombonacrite qu’après l’emploi de techniques de rayons X suffisamment précises.

Cette temporalité est utile pour comprendre les annonces de « découverte ». Une publication sérieuse indique la date de prélèvement, le laboratoire, le protocole et les limites de l’échantillon. Elle ne dit pas que tous les secrets sont résolus. Dans le cas de la Joconde, l’étude de 2023 ajoute une donnée sur la préparation du panneau, tandis que l’identité exacte du modèle, le calendrier de réalisation et l’interprétation du paysage conservent des zones ouvertes.

Le regard peut alors se déplacer. Au lieu de chercher une explication unique au sourire, observez les transitions entre le visage et le fond, la dissymétrie des deux rives du paysage, la finesse des mains et la façon dont la figure se détache d’un espace presque géologique. Ces éléments appartiennent à une construction lente, soutenue par des choix de peinture que l’analyse rend désormais plus concrets.

Pour les amateurs qui suivent le marché de l’art, la leçon est simple. La provenance, la technique et l’état de conservation comptent avant tout commentaire séduisant sur une œuvre. La Joconde ne fournit pas un modèle de prix, puisqu’elle est hors marché, mais elle montre avec une rare clarté qu’un objet d’art se comprend aussi par son support, sa couche préparatoire et l’histoire documentée de sa matière.

Qu’a découvert l’étude scientifique sur la Joconde ?

L’étude publiée le 11 octobre 2023 a identifié de la plombonacrite dans un micro-échantillon de la couche préparatoire. Ce composé indique l’usage probable d’une huile mêlée à de l’oxyde de plomb.

La plombonacrite explique-t-elle le sourire de la Joconde ?

Non. Elle renseigne sur la préparation matérielle du panneau et sur le séchage de l’huile. Le sourire s’explique principalement par le sfumato, les ombres et les effets de perception visuelle.

La Joconde est-elle peinte sur toile ?

Non. Léonard de Vinci a réalisé ce portrait sur un panneau de peuplier d’environ 77 cm sur 53 cm, une donnée déterminante pour comprendre sa préparation et sa conservation.

Peut-on affirmer que Lisa Gherardini est le modèle ?

Cette identification est celle qui est majoritairement retenue par les historiens de l’art. Elle repose sur des sources et des archives, mais l’œuvre ne porte pas une inscription autographe qui clôturerait définitivement la question.