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Exposition, Léo Berne : Je t’aime ‒ Je t’aime – La phénoménologie de l’instant infini

Ouverture le 20 juillet 2027 à TOKYO MIDTOWN YAESU, jusqu’au 12 septembre 2027.

Ce qui est présenté

Bicentenaire de la Photographie - 2026-2027

Léo Berne : Je t’aime ‒ Je t’aimeLa phénoménologie de l’instant infini

Le processus de la vision constitue rarement un état statique ; il relève plutôt d’une négociation tendue entre l’instant présent, toujours fuyant, et le poids de la mémoire des événements passés. Dans sa série Je t’aime – Je t’aime, Léo Berne rompt avec le documentarisme factuel traditionnel de la photographie afin de créer un espace plus stratifié, émotionnellement poreux, où l’image cesse d’être un simple enregistrement pour devenir le vecteur d’une expérience sensible. Il ne s’agit pas ici d’un ensemble d’observations distinctes, mais d’une constellation intime de moments qui résiste à toute cohérence immédiate ; l’œuvre se déploie plutôt à travers l’accumulation lente et dense des affects et des temporalités. Berne entraîne le spectateur dans un champ perceptif suspendu – un paysage psychologique où les limites du cadre se dissolvent dans un mouvement récurrent d’errance et de retour. En refusant la clôture rassurante d’un récit linéaire, la série fonctionne comme un continuum temporel ouvert, reconfigurant l’acte de voir comme une manière fragile et répétitive de faire l’expérience du temps.Là où la série photographique impose traditionnellement une progression linéaire rigoureuse, Berne opère une subversion radicale en proposant une expérience cyclique, presque claustrophobique du temps. Il condense l’infinité d’une décennie dans le cadre instable et vibrant d’un seul jour revenant sans cesse. Ce qui en émerge n’est pas une chronologie claire, mais une rêverie phénoménologique dans laquelle la mémoire, loin de demeurer confinée au passé, persiste comme une dimension spectrale et permanente de l’image présente. Le sens ne réside alors plus dans l’aboutissement narratif, mais dans la vibration entre répétition et variation. L’œuvre existe dans un état de « présent » de la perception permanente, où les fantômes du passé et la pression du présent convergent avant de se confondre.Dans cet espace, la lumière devient le principal acteur temporel, sans jamais offrir le réconfort d’une progression véritable. Un rythme diurne traverse les images – de la clarté hésitante et brisée de l’aube à la netteté incisive du plein midi, puis à la lumière diffuse et miellée du crépuscule. Mais ce rythme demeure réversible et prend la forme d’une boucle oscillatoire dans laquelle le soir revient toujours vers l’aurore. Le temps cesse alors d’être une flèche orientée ; il devient modulation d’intensité,

Texte de présentation repris de la déclaration du lieu sur OpenAgenda, sans réécriture.

Quand y aller

L’exposition court du 20 juillet 2027 au 12 septembre 2027, soit 55 jours d’ouverture annoncés. Sur une durée courte, réservez votre visite dès les premières semaines plutôt que d’attendre.

Les horaires d’ouverture quotidiens, les jours de fermeture et l’éventuelle réservation obligatoire ne figurent pas dans cette fiche : ils changent trop souvent pour être repris de façon fiable. La page officielle du lieu, liée ci-contre, porte l’information à jour.

Le lieu

TOKYO MIDTOWN YAESU
Yaesu 2-2-1, Chuo-ku, Tokyo
Tokyo

Pour composer un parcours sur place, les galeries de Arrondissement de Chūō figurent dans l’annuaire, avec leur adresse et leurs horaires.

Fiche construite à partir de la déclaration publique du lieu. Cimaise n’organise pas cette exposition, ne vend aucun billet et ne perçoit aucune commission. Les dates et tarifs peuvent changer sans que la déclaration soit mise à jour : vérifiez sur la page officielle avant de vous déplacer.

Source : OpenAgenda, déclaration publique du lieu. Dernière collecte le 1 novembre 2026.