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Exposition, Salvia divinorum – Nicolas Hermann
Ouverture le 19 janvier 2027 à Hungarian House of Photography - Mai Manó House, jusqu’au 21 mars 2027.
Ce qui est présenté
Bicentenaire de la Photographie - 2026-2027
Salvia divinorum – Nicolas Hermann
La photographie s’est depuis longtemps approprié la nature sauvage : le paysage est aujourd’hui souvent considéré comme une construction visuelle artificielle, façonnée par la documentation des mutations liées au progrès technique et par la promesse désormais conventionnelle d’une harmonie naturelle. Dans sa série Salvia divinorum, Nicolas Hermann déconstruit pourtant cette strate de réalité prétendument objective pour lui substituer une constellation de visions hallucinées. Son œuvre devient une méditation viscérale, fragmentaire et profondément envoûtante sur le passage du temps, le désir et le poids d’un monde toujours plus fragile, mais traversé par une aspiration à la transcendance. Ses images semblent exister dans une sorte d’état de sommeil cataleptique continu où les frontières entre l’environnement physique – broussailles denses, surfaces aquatiques, végétation foisonnante – et l’état psychique de l’observateur se brouillent, puis se dissolvent entièrement. À travers son objectif, le paysage naturel cesse d’être un simple décor offert au regard humain : il devient un état psychologique autonome, vibrant d’une intensité sensorielle presque excessive. C’est comme la fin d’un après-midi écrasé de chaleur où chaque ombre est dense, chaque texture imprégnée de vie, chaque image dangereusement belle.La série est animée par une pulsation visuelle, oscillant entre l’immensité vertigineuse de panoramas désertés et l’étroitesse oppressante de plans rapprochés claustrophobiques explorant les détails les plus organiques de la végétation. Toute présence humaine est matériellement absente, mais les images demeurent hantées par les traces résiduelles de la civilisation – la géométrie froide et stérile d’une construction lointaine, ou la lueur artificielle et erratique d’une source lumineuse perçant le crépuscule. Loin d’apaiser le spectateur, ces signes artificiels accentuent le sentiment de solitude. Ils apparaissent comme les vestiges anticipés d’un avenir où l’être humain ne serait plus qu’un acteur secondaire, tandis que la nature reprend progressivement ses droits. Une tension volontaire s’installe alors entre la séduction visuelle d’un monde luxuriant et une inquiétude plus souterraine, révélant le paradoxe fondamental de la nature : à la fois refuge et espace possible de dissolution de sujet.À la manière du sculpteur façonnant la pierre ou la chair, Hermann travaille la matière vivante de la terre, révélant la puissance
Texte de présentation repris de la déclaration du lieu sur OpenAgenda, sans réécriture.
Quand y aller
L’exposition court du 19 janvier 2027 au 21 mars 2027, soit 62 jours d’ouverture annoncés. Sur une durée aussi longue, le meilleur moment se situe dans le deuxième tiers : l’affluence du lancement est retombée et la fréquentation de fin de parcours n’a pas commencé.
Les horaires d’ouverture quotidiens, les jours de fermeture et l’éventuelle réservation obligatoire ne figurent pas dans cette fiche : ils changent trop souvent pour être repris de façon fiable. La page officielle du lieu, liée ci-contre, porte l’information à jour.
Le lieu
Hungarian House of Photography - Mai Manó House
1065 Budapest, Nagymező utca 20
Pour composer un parcours sur place, les galeries de Budapest figurent dans l’annuaire, avec leur adresse et leurs horaires.
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Fiche construite à partir de la déclaration publique du lieu. Cimaise n’organise pas cette exposition, ne vend aucun billet et ne perçoit aucune commission. Les dates et tarifs peuvent changer sans que la déclaration soit mise à jour : vérifiez sur la page officielle avant de vous déplacer.
Source : OpenAgenda, déclaration publique du lieu. Dernière collecte le 1 octobre 2026.
