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Exposition : Soleil et Lune. Andreas Eriksson en dialogue avec Ivan Aguéli
Ouverture le 20 octobre 2027 à Institut suédois, jusqu’au 9 janvier 2028.
Ce qui est présenté
L’Institut suédois consacre son exposition d’automne à Andreas Eriksson, figure majeure de la scène artistique contemporaine. Son œuvre méditative, est mise en regard de celle d'Ivan Aguéli.
Andreas Eriksson (né en 1975) construit des structures visuelles au moyen de blocs, de couches et de coups de peinture, qui peuvent être interprétés comme autant de façons d’éprouver le monde. Strates géologiques, minéraux, mousse, feuilles ou écorce… Ses tableaux sont des superpositions de matérialité, des accumulations d’énergie et de temps dans des densités et des formes variées. Son art est fondamentalement lié à un seul et même lieu : Medelplana, dans le sud-ouest de la Suède, près du lac Vänern. Les couleurs terreuses et saturées de ses peintures proviennent des paysages qui entourent sa maison et constituent son quotidien.
Face aux peintures monumentales de Andreas Eriksson sont exposés une dizaine de petits formats d’Ivan Aguéli, peintre et mystique né en 1869 et mort en 1917. Leur taille réduite nous indique un mouvement : ces œuvres ont été réalisées sur les chemins qui l’ont mené loin de sa Sala natale – petite cité minière, située dans une région montagneuse du centre de la Suède. Les paysages évoquent le sud ; ils sont délavés par le soleil, lumineux, les formes en sont réduites et simplifiées, presque cubistes, comme peintes à la hâte, avec ferveur. Les œuvres d’Ivan Aguéli ont été sélectionnées par Andreas Eriksson, qui a souhaité leur offrir une place à part entière dans son exposition. Par leur palette, leurs motifs, leur atmosphère et leur approche, les œuvres des deux artistes sont presque des contraires. La lumière éclatante et les vastes ciels d’Aguéli ; la terre sombre et minérale d’Eriksson.
Aguéli avait la conviction que l’art pouvait être un portail vers une vérité supérieure. Toute sa vie a été une quête incessante, portée par différentes doctrines spirituelles, politiques et esthétiques. Un voyage qui, depuis Sala, l’a conduit vers des horizons aussi lointains que Paris et le Caire. Du protestantisme luthérien de son enfance à la mystique de Swedenborg, et de l’anarchisme à l’islam ésotérique de la tradition soufie.
De prime abord, on se dit que les différences entre les deux artistes ne sauraient être plus grandes. Ivan Aguéli, l’anarchiste, le soufi, qu’une vie de vagabond en quête de sagesse aura conduit à une mort prématurée, dans un dénuement extrême. Et Andreas Eriksson, dont l’art naît d’un lieu unique. L’un en perpétuel mouvement, l’autre ayant fait de l’immobilité une condition nécessaire à la peinture. Mais en voyant leurs œuvres côte à côte, les différences biographiques semblent s’estomper. La présence du sensible est
Texte de présentation repris de la déclaration du lieu sur OpenAgenda, sans réécriture.
Quand y aller
L’exposition court du 20 octobre 2027 au 9 janvier 2028, soit 82 jours d’ouverture annoncés. Sur une durée aussi longue, le meilleur moment se situe dans le deuxième tiers : l’affluence du lancement est retombée et la fréquentation de fin de parcours n’a pas commencé.
Les horaires d’ouverture quotidiens, les jours de fermeture et l’éventuelle réservation obligatoire ne figurent pas dans cette fiche : ils changent trop souvent pour être repris de façon fiable. La page officielle du lieu, liée ci-contre, porte l’information à jour.
Le lieu
Institut suédois
11 rue Payenne
Île-de-France
Fiche construite à partir de la déclaration publique du lieu. Cimaise n’organise pas cette exposition, ne vend aucun billet et ne perçoit aucune commission. Les dates et tarifs peuvent changer sans que la déclaration soit mise à jour : vérifiez sur la page officielle avant de vous déplacer.
Source : OpenAgenda, déclaration publique du lieu. Dernière collecte le 1 novembre 2026.
